Conflits entre jumeaux ou enfants de la tribu

 On parle souvent de la relation fusionnelle que peuvent avoir les jumeaux, mais ils ne sont pas à l’abri des conflits pour autant! Nous avions déjà évoqué les problème de jalousie entre jumeaux, nous abordons aujourd’hui le sujet des conflits car beaucoup de parents nous interrogent, cherchent des solutions, du soutien, démunis face aux disputes parfois violentes entre leurs enfants.

conflits jumeaux

Des conflits à quel âge ?

Avant 1 an : chaque enfant cherche à signaler sa présence et à attirer l’attention des parents mais l’on ne peut pas vraiment parler encore de conflits.

x de 0 à 3 mois, les jumeaux ont conscience de la présence physique de leur frère ou sœur mais n’ont pas une vision très nette de l’ensemble que constitue l’autre et de l’endroit où se situe la différence avec l’autre.

x de 3 à 6 mois les enfants commencent à se mouvoir et l’autre peut représenter une frustration s’il se situe sur son passage où s’il l’empêche non intentionnellement de faire ce qu’il aurait souhaité.

x de 6 à 12 mois il peut commencer à y avoir de petits accrochages pour obtenir un jouet, les enfants commencent à s’appréhender mutuellement.

Vers 1 an : L’enfant se sociabilise, entre en interaction avec les autres avec les choses et il se rend compte qu’il doit partager ses jouets aussi bien que ses parents. De cette frustration peuvent naitre des rivalités . La première chose qui devrait rassurer les parents qui nous lisent c’est de savoir que cette réaction est tout à fait normale et qu’elle fait partie de la construction de l’enfant. Elle  est absolument essentielle à sont développement. Un bébé dans un couple de jumeaux ou au sein d’une fratrie est plus exposé à cette notion de partage qu’un enfant unique mais ces sentiments il les rencontrera quoi qu’il arrive tôt ou tard.

Jusqu’à ses 2 ans : L’enfant est toujours dans la phase égocentrique cela signifie qu’il reste malgré tout centré sur lui-même et qu’il ne cherche à répondre qu’à ses propres envies. Il commence à pouvoir envisager l’échange. Pourtant cela constitue aussi la phase où l’enfant s’affirme et sait ce qu’il veut et ne veut pas. Son caractère se dessine mais il n’arrive pas encore à exprimer tout ce qu’il voudrait. Il est frustré et s’énerve.

Vers 3 ans : L’enfant commence à parler et à mettre plus facilement des mots sur ces émotions et envies.  La relation devient plus facile et l’échange devient possible. c’est pourtant aussi une phase ou les enfants vont chercher à se tester parfois même physiquement.

A partir de 4 ans : la coopération se fait plus facilement même si la jalousie latente peut encore prendre des formes parfois agressives.  Rien n’empêchenon plus  des moments de régression passagers. Les conflits physiques sont amenés à disparaitre progressivement.

 Comment résoudre concrètement les conflits ?

1) On encourage dès le plus jeune âge l’enfant à partager et l’on met en avant la notion très difficile de partage. On lui montre  que cela est très positif de partager, qu’il peut en retirer de la reconnaissance de notre part et même de la joie. L’on souligne et encourage les enfants dans des moments positifs ou dès qu’il fait un effort pour partager.

2) On a pas dit que c’était facile, c’est même très difficile surtout avec deux enfants du même âge ! C’est un long chemin à parcourir mais on ne lâche rien et on s’accroche !

3) Tolérance 0 sur les violences physiques. L’on ne laisse pas passer les réactions excessives, les morsures et les tapes sans expliquer à l’enfant que son geste n’est pas toléré et sans éventuellement le punir s’il récidive. Il en va de même pour les gros mots, insultes ou mots violents évidemment.

4) Intervenir oui mais pas à la moindre chicane. Inutile d’intervenir trop tôt, il ne faudrait pas enlever aux enfants la possibilité de négocier, trouver des solutions par eux même pour résoudre de petits conflits.

5) Identifier lorsque la jalousie s’intensifie. Lorsque les conflits se multiplient, il faut réagir. Comment ? Comme pour la jalousie en essayant de passer du temps privilégié avec chacun, en les aidant à trouver des activités stimulantes pour les deux, en leur permettant de  jouer sereinement ensemble.

6) Free Hug. Désamorcer les tensions c’est aussi leur aider à relativiser. Il t’a volé ton jouet, tu l’as tapé. Vous êtes frustrés tous les deux. On fait un câlin tous ensemble, on s’excuse, on respire, on change d’activité, on est mieux, tout va bien.

Du temps pour chacun

Si l’enfant n’a pas sans cesse besoin de s’imposer par rapport à son frère ou sa sœur les relations seront plus apaisées. Nous parlions de temps privilégié, ce n’est pas forcément facile mais il peut s’agir de 5 min pour lire une histoire, d’un câlin, d’un échange le temps du bain. Des moments d’interaction bref mais intenses.

Les enfants ont besoin de temps pour eux mais les parents aussi. Les disputes des enfants sont difficiles à vivre, ressourcez-vous avant de pouvoir leur apporter votre sérénité. A éviter absolument l’escalade des cris et des disputes.

Certains éléments peuvent stresser les enfants, la fatigue, la surconsommation d’images numériques et télévisuelles, les contraintes horaires qu’on leur impose. Si vous sentez que la tension monte dans la tribu dans la mesure du possible, recentrez vous. Cela passe par des moments de jeu calme, des interactions et échanges …

Si vous sentez que c’est trop dur cherchez de l’aide auprès de la famille, des amis, de spécialistes.

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Sophie Jumeauxandco

Maman de trois enfants dont des jumeaux, créatrice du blog jumeauxandco ainsi que de la boutique pardeuxcestmieux.

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