Devenir parents de jumeaux quels impacts psychologiques ?

Clothilde Robin Avezou Psychologue clinicienne  répond aux questions de Jumeaux&Co sur les impacts psychologiques que peuvent engendrer le fait de devenir parents de jumeaux.

Clothilde Robin Avezou est Psychologue clinicienne spécialisée en périnatalité, elle a par ailleurs soutenu un mémoire intitulé” Relation mère-jumeaux : genèse d’une triade particulière” *.

Quels impacts psychologiques peuvent avoir la naissance d’un enfant sur les parents ?

Devenir parent représente un changement identitaire important. Avoir été l’enfant de ses parents et devenir parents de cet enfant à venir, parvenir à lui faire une place psychiquement est un cheminement qui se fait tout au long de la grossesse et après la naissance.

Quelles difficultés particulières rencontrent les mamans de jumeaux ou triplés ?

Beaucoup de facteurs font que cet évènement peut ou ne peut pas déclencher des remaniements psychologiques violents. Chaque parent va réagir différemment en fonction de son histoire familiale, personnelle, de ses éléments de vie. La gémellité va faire peur à certains parents, pas du tout à d’autres mais ce qui est sûr c’est que cela amène des difficultés supplémentaires qu’il ne faut pas négliger.

Devant la charge de travail et l’épuisement il peut être difficile de prendre du plaisir à s’occuper de ses bébés, mais cela n’est pas impossible.On n’est plus dans l’image Épinal de la jeune mère qui nourrit son bébé, qui prend le temps d’être en relation avec lui. Là, le temps manque, la fatigue, l’épuisement rendent les parents moins disponibles psychiquement pour les temps de détente.

La mère de multiples perd ses repères identitaires. Elle est une femme qui devient mère et qui plus est de multiples. Elle est heureuse d’être mère et en même temps devant la lourdeur des taches, elle est aux prises à des sentiments ambivalents. Elle aime ses bébés et en même temps elle ne supporte plus leurs pleurs. Elle peut être plongée dans un sentiment de culpabilité « je ne devrais pas avoir ses pensées », d’une perte de confiance en elle, « je n’y arriverai jamais » et une perte d’identité, « je suis une mère nourricière, animale certaine pourront dire. Mais qui suis-je ? Je ne me reconnais plus ».

Le regard extérieur est aussi une donnée à prendre en considération. Les jumeaux attirent d’autant plus s’ils sont monozygotes et le comportement des gens dans la rue peut être intrusif voir agressif. Ce n’est pas rare que les gens s’arrêtent pour toucher les bébés et donner leur opinion “j’ai toujours rêvé d’avoir des jumeaux” ou au contraire “Je vous plaint, quel travail !” mais la mère n’a rien demandé. Elle est perçue dans son côté animal mère de deux petits et non en tant que femme. A la difficulté pratique de sortir peut s’ajouter la peur d’attirer l’attention.

Et pour le père de jumeaux ?

Pour le père, c’est aussi un bouleversement psychique mais peut être avec intensité différente. Le père souvent a repris le travail, il ne vit pas l’isolement de la même manière que sa compagne. Il peut par contre avoir des angoisses, à se dire « est ce que je vais arriver à subvenir aux besoins divers de toute ma famille ». Inconsciemment il peut être fier d’avoir été “doublement fertile” ou ne prêter aucune importance à ce point.

Quelles femmes peuvent être particulièrement impactées ?

On a pu remarqué que chez certaines femmes qui ont été assistées médicalement pour avoir une grossesse, leurs difficultés psychiques sont difficilement dicibles. Pour celles qui ont eu un long parcours de PMA, se plaindre est presque impossible, elles ne se l’autorisent pas. Elles sont  dans une ambivalence car elles avaient été informées de la possibilité d’une grossesse gémellaire et en même temps cela ne correspond pas forcément à leur désir profond.

Vers qui se tourner ?

L’essentiel est de pouvoir parler auprès de votre PMI, au sein de votre maternité, votre association jumeaux et plus, au travers de groupes de parole ou d’une prise en charge par un thérapeute.

Quels signes peuvent nous faire penser que cette démarche serait préférable ?

Dès que le couple  ou que l’un des parents ressent le besoin de se confier, d’en parler pas forcément par psychothérapie personnelle mais au travers d’un espace de parole et de dialogue. A tout moment dès que vous en ressentez le besoin avant la naissance et/ou après.

Parler de vos interrogations a votre gynécologue, médecin généraliste, à la PMI, à votre pédiatre ils sauront vous orienter et vous indiquer les thérapeutes les mieux adaptés que vous pourrez rencontrer.

Comment çà va se passer ?

C’est un espace de dialogue qui vous est ouvert. Une fois la décision prise de consulter, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une rencontre. Une rencontre entre le psychisme du thérapeute et celui du patient. Il arrive que la rencontre ne se fasse pas, que vous ne vous sentiez pas à l’aise, il est conseillé alors d’en parler au thérapeute qui pourra ainsi vous orienter vers quelqu’un d’autre.

En ce qui me concerne je propose à mes patients 3 consultations pour faire connaissance, en définissant le cadre ensemble, à la troisième séance nous décidons ensemble si la personne est à l’aise ou s’il y a des choses à modifier.

L’idéal serait de pouvoir proposer un soin adapté en pré natal avec une visite en duo avec une  puéricultrice  et un post natal à domicile mais ce n’est pas facile à mettre en place.

Entre le psychologue, le psychiatre, le psychothérapeute, le psychanalyste … on ne sait plus où donner de la tête. A qui s’adresser ?

Vous serez amené à rencontrer un psychothérapeute ou psychologue mais vous trouverez l’explication des différentes terminologies entre psychologues, psychiatres, psychothérapeutes et psychanalystes sur son site www.psy-enfant.fr.

* Publications et écrits
“Retour à la maison, penser des soins adaptés !“, article dans la revue Enfance et Psy, n°34, 2007.
http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=1818
Les réductions embryonnaires
“Les jumeaux, le retour à la maison“, émission Les Maternelles sur France 5.



Commentaires

  1. alexandra a écrit

    Non mais qu’est ce qu’il ne faut pas lire !!!!
    Je suis maman de jumeaux … et laissez moi vous dire que je ne suis pas déroutée psychiquement, psychologiquement ou tout ce que vous voulez.
    Il y a une fatigue physique certes, mais cela n’empêche en rien de trouver plaisant et très agréable le fait de s’occuper de nos 2 bébés. On ne vit pas cela que comme une obligation due à notre rôle de mère, on le fait volontiers et on trouve même beaucoup de temps à jouer avec chacun des enfants et à leur consacrer un moment intime pour créer des liens.
    On peut être mère mais notre côté femme est toujours présent !!!
    Il faut donc arrêter de faire d’un cas un généralité ! Il y a des mamans qui se noient dans leur rôle de mère mais qu’elles soient mamans de singleton ou de multiples ne fait pas grand différence.

  2. Sophie Jumeauxandco a écrit

    Alexandra, je suis d’accord avec toi cela peut très bien se passer et c’est ce qui est dit dans l’interview. Mais ce serait faire une généralité aussi de dire que tous les parents gèrent parfaitement cette situation. Il faut comprendre que ce ne soit pas toujours si clair pour tout le monde. C’est super si tu n’es pas déroutée. Merci en tout cas pour ton avis

  3. alexandra a écrit

    Je ne dis pas que toutes les mères s’en sortent, je ne généralise pas, cf ma dernière phrase.

    “La mère de multiples perd ses repères identitaires. Elle est une femme qui devient mère et qui plus est de multiples. Elle est heureuse d’être mère et en même temps devant la lourdeur des taches, elle est aux prises à des sentiments ambivalents. Elle aime ses bébés et en même temps elle ne supporte plus leurs pleurs. Elle peut être plongée dans un sentiment de culpabilité « je ne devrais pas avoir ses pensées », d’une perte de confiance en elle, « je n’y arriverai jamais » et une perte d’identité, « je suis une mère nourricière, animale certaine pourront dire. Mais qui suis-je ? Je ne me reconnais plus ».”

    Quand on lit cet extrait je suis désolée mais c’est faire ici une généralité.

    C’est simple, lorsqu’on entend parler les gens/parents de non multiple on entend direct “c’est trop dur, comment vous faites?”. Ce sont les idées préconçues que la société nous donne, 2 enfants d’un coup ce n’est pas envisageable.
    Je dis juste qu’il faut voir toutes les facettes de la question et pas seulement celle que l’on a envie de voir.

    Le métier de maman n’est pas forcément facile, que l’on soit maman de singleton ou de multiple.
    Une maman de jumeaux (ou +) peut très bien s’en sortir alors qu’une autre non.

  4. Melissa a écrit

    Moi j’ai énormément appris par cette article. Je me retrouve dans cet interview. Je n’arrivais pas à mettre des mots sur certains ressentis. Merci Sophie

  5. Cécile a écrit

    Comme Melissa, cet article exprime parfaitement ce que je ressens. Cet ambivalence des sentimenst et la question identitaire sont parfois difficiles à gérer. Cela me rassure un peu de savoir que ces interrogations sont courantes chez les mamans de multiples.

  6. Solène a écrit

    je me retrouve dans cette article, et meme si Alexandra , premiere a posté , ne s’y retrouve pas et qu’elle s’en sort c’est tant mieux , bien au contraire, je ne sais pas ce que je donnerais pour me sentir bien dans ma peau depuis que j’ai mes loulous …

  7. juliette a écrit

    je me retrouve également dans cet article, il exprime bien mes angoisses et met des mots sur certaines peurs que j’ai, car je suis encore enceinte. Personnellement j’ai déjà 2 enfants et je pense que je vais etre de celles qui ne s’en sortent pas, car 4 enfants de moins de 5 ans ça risque d’être très sportif et de laisser très peu de place à ma vie de femme, d’épouse et de salariée ! ;-)
    mais peut etre que je vais me transformer moi aussi une wonder woman de l’organisation! :-))

  8. The jujuteam a écrit

    encore une fois, un article qui n’imagine pas qu’une maman de jumeaux puisse être déjà maman; et donc je ne m’y reconnais qu’à moitié; maman, je l’étais déjà (2 fois)…mais l’arrivée de ces jumeaux m’a bouleversée…je me suis retrouvée presqu'”encombrée” de ces bébés, alors que j’avais tant à gérer avec les ainés…au délà de ce que la personne décrit, il y a des sentiments très perturbants liés à la présence des ainés : les uns empêchent de s’occuper à loisir des autres et réciproquement; jamais le temps, niveau sonore totalement insupportable, preque sentiment d’injustice (pourquoi moi???), quasi ressentiment “cette naissance double perturbe complètement la famille, le couple…”, nous place dans la catégorie des gens “à part”, ce qui n’est pas toujours facile à assumer (ho la la, 4 enfants en 5 ans, moi je n’aurais jamais pu…)… bref…
    ceci dit, je suis assez d’accord avec ce qui est dit dans l’article concernant l’ambivalence des sentiments…mais c’est relativement incomplet je trouve ;)

  9. Sophie Jumeauxandco a écrit

    Eh oui jujuteam, difficile d’être complet, le sujet étant bien vaste. Il s’agit d’une interview. Nous essayons sur ce site de confronter les points de vue et de donner différents éléments de réponse. Merci pour ton commentaire qui ouvre le débat.

  10. Emilie C-F a écrit

    comme pour beaucoup de situations inattendues, je pense que les réactions peuvent être très différente d’une femme ou d un couple à l’autre et même en cours de grossesse les choses peuvent évoluer!!! l’importer c est d’être soutenus par l’entourage et prendre les choses au fur et à mesure!!
    bonne grossesse à toutes les futures mamans!!!
    #FDM

  11. Messagué a écrit

    Je suis très contente d’avoir lu cet article. J’aurais voulu le lire avant!!!
    Car, pour moi, c’était très très dure ! Surtout les premières 18 mois.

    C’était ma première fois comme maman, tout était planifié mais pas ça ! Deux d’un coup, ce n’était pas de tout facile. En plus, mon mari et moi nous avons reçu de l’aide pendant des PETITS PETITS moments ! C’est tout ! … car toute ma famille habite à l’étranger, et je ne comptais pas de tout avec de l’aide hors ça… à cause de notre budget… Donc => seule, entre allaitement et couches, etc.. mon mari des fois en déplacement de lundi à vendredi! Ce n’était pas facile de me sentir bien avec mon nouveau rôle de maman, même si j’aime à la folie à mes loulous!!

    Maintenant que j’ai repris le travail, je me rends compte que je n’aurais pas dû vouloir être la “SuperMaman” à vouloir tout faire tout contrôler à la maison et vouloir m’occuper de mes loulous en oubliant ma personne complètement!

    En ce moment, je me sens beaucoup plus épanouie dans mon rôle de maman ! Même si parfois les bêtises ne sont pas faciles à gérer !

    Je lis en ce moment le livre de la Dr. Fitzhugh Dodson, je le trouve très bien, même si c’est n’est pas adapté aux jumeaux. Il m’aide beaucoup à comprendre certaines étapes de mes petits cœurs !

    Si quelqu’un connaît un bon livre spécifique pour jumeaux, j’attends vos avis avec impatience ! Il y a tellement sur le net que c’est un peu dur de choisir.

    Rosa

  12. Catherine a écrit

    Bonjour,

    J’ai des filles jumelles qui auront bientôt 2 ans. Je me suis occupée d’elles à temps plein pendant un certain temps puis j’ai repris le travail en septembre dernier. Depuis leur naissance, mes filles sont j’avoue adorables et en bonne santé (ouf !), toutefois j’avoue également qu’elles ont toujours beaucoup pleuré (contrairement à mon fils ainé, toujours heureux).

    Elles s’adorent mais peuvent se disputer facilement pour un jouet ou pour un contact privilégié avec moi. Elles se déchargent pas mal le soir quand je rentre du travail et aussi le weekend (même si chez la nounou ou quand elles sont avec mon mari je sais que la garde se passe bien et qu’elles sont plus calmes). J’essaye de passer des moments calmes et agréables avec elles et de beaucoup leur parler, mais cela reste une relation mère-filles non évidente. Les pleurs sont très fatigantes pour la maman des jumeaux et on n’ose pas toujours en parler par peur de critique des autres (on dit souvent qu’un problème de comportement chez 1 ou 2 bébés est la faute de la mère…).

    Avez-vous des astuces pour réduire les pleurs de vos jumeaux ? Comment faites-vous concrètement quand vous êtes seules à gérer 2 bébés pleurant en même temps (petites maladies, poussées dentaires, fatigue…) ?

    Pour information, j’ai allaité mes filles depuis leur naissance et à ce jour, et les seules solutions que j’ai trouvées encore à ce jour pour calmer systématiquement les pleurs des 2 en même temps sont : 1) les mettre au sein, ou 2) sortir me promener avec elles. Très difficile de les câliner toutes les 2 en même temps et insupportable pour moi de n’en câliner qu’une à la fois en entendant l’autre pleurer. Je souhaite néanmoins sevrer mes filles du sein en 2013 et je me demande comment vais-je faire pour calmer leurs pleurs !???

    Catherine

  13. croguennec a écrit

    oui j e me reconnais dans cet article !! j’ai eu une fille en 1ere grossesse puis mes 2 pirates et je peux assurer que j’ai vécu mon rôle de mère aux antipodes entre ma fille pour qui tout coulait de source, tout était rose, parfait, épuisant certes mais connecté ! alors que pour mes gars oulalala !!! burn out pendant 2 ans personne pour me comprendre, j’ai culpabilisé à mort, j’ai connu l’épuisement puissance 10000
    je ne savais plus qui j’étais je fonctionnait telle une machine qui n’avait pas de bouton OFF
    beaucoup de souffrance et de solitude
    aujourd’hui ça va mieux heureusement mais quelle aventure !

  14. damass a écrit

    pour moi je viens d’être père des jumelles je connais par encore la lourdeur de la tache qui nous attant parsequ’elle nos que deux jour ,Raison de service je ne les aient même pas encore vues .la seul chose que je peut vous dire c’est qu”un bonheur immence m ‘anime présentement.et quelques soit les difficultés dans l’avenir j’aiderais leurs maman le maxi a pouvoir y faire face parsqu’aprés tout on n’a rien demander;et si on a des jumelles c’est parsque on est en mesure de leur donner se qu’il faut

  15. christelle a écrit

    bonjour, je suis maman de jumeaux de 3 moi, fille et garcon, et malgres la fatiguer je suis heureuse d avoir mes deux petit bout de choux avec moi !heureusement mon mari travail a la maison et m aide enormement ! nous somme tres heureux tout led 4 !bon courrage a toute les maman de jumeaux et plus!
    nous vousembrassons

  16. LA CHEWOUITE a écrit

    Oulala qu’est ce qu’il me parle cet article !! Je m’y retrouve à 200% et c’est très réconfortant de le lire. Jeune maman de jumeaux je suis en plein dedans et j’aimerai dire que ça passe mais non j’y suis encore et c’est très compliqué c’est beaucoup de bouleversements et effectivement si nous voulons nous en sortir moi et mon conjoint je pense qu’il est grand temps que l’on en parle. Merci pour votre article.

  17. Véro a écrit

    Eh bien moi j’ai quatre enfants qui n’ont même pas trois ans et demi d’écart entre l’aînée et les deux derniers (20 mois entre les deux premières, 20 mois entre la deuxième et les deux derniers) et je me demande si à six ans ce n’est pas encore plus dur que lorsqu’ils étaient bébés. Mon épuisement était surtout physique alors. Et on se disait que la situation s’arrangerait avec le temps. Sauf que s’il n’y a plus de nuit interrompue (il n’y a quasiment plus de pipi au lit, parce qu’on a aussi droit à ça pour nous empêcher de dormir), il y a maintenant les questions de gestion d’autorité, d’apprentissage scolaire (avec la pression que cela entraîne), de disputes, de jalousies, d’affaires prises dans les chambres des filles etc…. Alors certes c’est une situation extrême mais il y a bien une spécificité gémellaire. Ce n’est pas fois deux en énergie mais fois trois ou quatre : un garçon reporte la faute sur l’autre en cas de bêtise (et vice versa), défend l’autre ou va le couvrir s’il est vraiment avéré qu’il n’y en a qu’un en cause, et le pire c’est qu’on a l’impression que pour pouvoir se distinguer l’un l’autre, ils ne sont jamais sages en même temps. On dirait qu’ils se passent le relais pour qu’il y en ait toujours un qui s’oppose ou fasse des bêtises.
    J’ai deux singletons avant mes jumeaux et ce que nous affrontons comme difficulté avec mes jumeaux ne ressemblent en rien à ce que nous avons vécu avec nos filles.

  18. Anais a écrit

    Merci pour cet article !
    Je suis aussi une jeune maman de jumeaux monozygotes de 7 mois … Et ces derniers temps c’est pas facile tous les jours et pourtant j’ai une nounou de temps en temps la semaine …
    Je me demande souvent comment font les autres mamans et je me sens tellement nulle !!!
    J’imagine bien que certaines femmes gèrent super bien plusieurs enfants mais ca fait du bien de savoir qu’il y en a d’autres qui galère comme moi …
    Et je suis persuadée que les difficultés que je vis aujourdhui avec mes deux bebes sont bien plus importante que si j’en avait qu’un !

  19. a écrit

    Je viens de lire cet article qui fait vraiment écho au thème de l’épuisement maternel.
    Je me retrouve vraiment dans cet article avec des sentiments parfois exacerbés de rejet, de doute, de culpabilité…mais aussi d’amour débordant.
    Et pourtant j’avais prévu le coup

  20. Caxou a écrit

    Merci de l’écrire, de pouvoir le dire. J’ai mal vécu l’an dernier les premières semaines avec mes deux loulous (fille et garçon) et je pense aussi qu’avoir déjà une aînée (4ans) ajoute des difficultés, de la fatigue. Grosse culpabilité aussi après l’avoir laissee chez la mamie pendant la fin de grossesse ( car j’étais hospitalisée et le papa travaillait) puis nous avons été le Papa et moi hapés par le soin des jujus et de fait beaucoup moins disponibles et patients pour la parachutée grande sœur. Un épuisement immense qui ne semblait pas dicible, pas entendable de toute façon par notre entourage. Un peu d’aide mais trop peu (si vous connaissez des parents de jumeaux, si vous le pouvez, offrez leur “1nuit” où vous vous occupez entièrement pendant 10 ou 12heures des bébés pour qu’ils puissent dormir ) Pour moi, seuls des parents vivant une situation similaire peuvent comprendre. (Aîné +jujus) oui c’est DUR. C’est certes plus facile néanmoins – à 18 mois ils font leurs nuits et nous les nôtres! mais je nous sens encore, le Papa et moi, sur “l’onde de choc” .
    Je n’arrive toujours pas à me réjouir quand j’entends qq qui me dit qu’il /elle va avoir des jumeaux (sauf peut-être pour les personnes qui ne peuvent avoir du tout d’enfants. Je veux bien alors entendre “qu’un en plus c’est mieux qu’un en moins”) ma première reaction,-que je tais pas inutile d’effrayer une future maman!, c’est toujours ” mon Dieu la pauvre”. Oui, il y a plein de belles choses entre mes deux et trois enfants (18mois et 5ans maintenant) et Oui -ça ne s’entendait peut-être pas jusque là, j’aime Loulou et Louloute mais avoir des jumeaux, je ne le souhaitais pas et l’imaginais pas du tout et parfois encore, je me demande “pourquoi moi ?”” Pourquoi nous?”
    Enfin, merci à ce site, que je découvre seulement maintenant, d’exister!!

  21. Keeks a écrit

    Cet article me parle …
    Mes amours ont bientôt 9 mois, et je me sens incomprise, épuisée, seule, triste mais surtout dans ma relation avec les autres. Le matin, je me lève et j ai déjà l angoisse de tout ce qui m attend, et le soir avec la fatigue c est l horreur. Je n ai presque plus d appétit …. Mon fils a besoin des bras pour s endormir, ma fille s endort toute seule ce qui m aide beaucoup.
    Je n ai pas eu de réel repos depuis leur naissance, ils sont nés prématurément et j ai tellement culpabilisés que j ai pas arrêté …. Mon mari s est réfugié dans son travail, qd il est à la maison il ne prend aucune initiative, il faut que je lui dise quoi faire. Aujourd’hui notre couple est au bord de la rupture pourtant on les a tant voulus nos amours.
    Mon seul bonheur c est que mes enfants se portent très bien. Mais j avoue je fatigue, je fatigue surtout de faire semblant que tout va bien. Donc j essaie de m isoler au maximum pour cacher mon mal être. J ai souvent envie de tout plaquer et puis je retrouve la raison et je me dis que je ne pourrais concevoir de vivre sans mes bébés. J ai hâte qu ils aillent à la crèche, cela va les sociabiliser et moi me faire une petite coupure.

  22. choukanddou a écrit

    Merci pour cet article, je suis maman de jumeaux de 2 ans et 5 mois. Tout ce passais, je n ai jamais eu à me plaindre ils ont fait leur nuit tôt, jouent ensemble ou avec nous, bien sure ils nous ont testés mais jamais rien de méchant mais depuis 2/3 semaines il me font vivre l enfer ils n écoutent plus, font des bétises je suis à bout mentalement, ils se fichent des punitions et quand je veux les gronder ils me pointent du doigts et disent : ça c est non! Ils se mettent nu dans leurs lit, enlèvent leur draps-housses, jettent leur matelas par dessus leurs lit et malgré explications et punitions rien à faire. Quand ils sont véxés parce que je dit non (et leurs explique pourquoi) ils jetent tout ce qu ils trouvent!
    Je les aiment j ai toujours revés d avoir des ju
    meaux, mais je n arrive plus à gérer!
    Je n en parle pas à mon entourage j ai peur que l on ne me comprenne pas, d être jugé. Je pense les mettre une journée par semaine à la halte garderie pour qu ils s habituent aux autres enfants et que je puisse gérer ma maison qui ne ressemble plus à rien!
    Encore merci pour cet aeticle et vos commentaires je me sens moins seule.

  23. Emman a écrit

    Bonjour,
    Choukanddou je sais parfaitement de quoi tu parles, courage.
    Cet article je l’ai lu peu après la naissance de mes Jujus( fille, garçon) bientôt 4 ans, j’ai vécu une grossesse tellement difficile, que leur naissance était un grand soulagement, et les gérer n’était pas compliqué vu l’amour que j’ai pour eux, et la joie de retrouver un ventre dégonflé, mais actuellement, je sens que j’ai trop donner j’ai consacré tout mon temps et mon énergie pendant les 3 premières années, et eux aussi ils étaient adorables, des bêtises comme tous les enfants mais je le prenais pas mal, j’avais beaucoup de patience et de dialogue avec eux, j’ai essayé de leur donner une bonne base psychologique et de faire en sorte que tout soit en équilibre, les activités ludiques, l’alimentation et le temps d’amusement, bref tout autour de mes petits loups, le glissement pour moi était la rentrée à l’école, mes enfants ont changé, ils m’écoutent plus, me poussent à bout jusqu’à hurler ou donner la fessée et par la suite un mal être et une culpabilité atroce, je me sens dépassée et je regrette de fournir autant d’énergie chez moi pour que l’école le détruit, je ne sais pas comment faire j’ai plus de patience et le faite que les deux parlent fort et en même temps ça me déstabilise et me fâche.
    Voilà pour moi, cette étape m’épuise et je me dis que c’était mieux quand ils avaient moins de 3 ans.
    Donc patience et courage pour les mamans qui ont des petits anges encore le souci est physique donc il faut s’organiser au mieux pour pouvoir avoir plus de temps pour soi.

  24. stephanie a écrit

    Je me retrouve en tant que maman de jumeaux de 15 mois totalement dans cet article. En effet, après de longues années de PMA on a enfin eu nos jujus…un gars, une fille quel bonheur! Mais quelle responsabilité aussi! Un savoureux mélange entre Amour, dévotion, patience et fatigue. J’ai arrêté de travailler pour m’occuper d’eux et je ne me reconnais plus du tout sous le poids de la tâche! On passe de supers moments mais c’est très dur. Et personne ne comprend…pas le papa qui ne le vit pas H24, pas les amies qui ont des singles et qui sont tellement en symbiose avec leur enfant, ni les proches qui trouvent qu’on est agressives (“je ne te connaissais pas comme ca”). Bref, un sentiment que l’on doit absolument assumer seule dans son coin sans rien dire. Bah oui on les a tellement voulu on les a maintenant alors pourquoi se plaindre!
    Je n’ai pas vraiment honte de ce que je vis en ce moment mais je me sens juste incomprise par les autres.
    A toutes les Mamans de jumeaux qui se reconnaissent de ce que j’ai écrit je souhaite du courage.
    A toutes les futures Mamans de jumeaux la tâche est difficile mais pas impossible! N’hésitez jamais à demander l’aide de vos proches pour prendre du temps pour vous seule ou en couple. Quand on fait des pauses même petites on revient plus aimantes et attentionnées envers ses enfants. Organisez-vous en couple; papa est très important dans la bonne marche de la petite famille.
    Une maman découragée momentanément n’est pas une maman non aimante!

  25. Jujusterrible a écrit

    Dur, dur…
    Entre les matins ou il n est pas 8h que l on est sensé être en vacances et que l on entends maman pipi caca partout. Mes jujus auront 3ans dans quelques jours… 2 garcons “faux jujus” Et mon dieu quelle aventure.
    Je me suis donnée toute entière pour donner le maximum à l un comme l autre (sentiments de culpabilité gémellaire peut être ) je suis passé par tout les stades tout les sentiments (joie haine énervement épuisement bonheur amour) mais sincèrement que c est dur. L effet double… Ça ne s arrête jamais.. l école dans moins d un mois et je n ai pas honte de le dire… j ai hâte.. Ils se tapent, se mordent, se mettent en danger sans arrêt, je n ai plus 1 minute pour moi.. Ils sont pour certains très en avance ils ont beaucoup de vie… Même si c’est très appréciable et que l on est fière… ils sont en bonnes santé j aimerais que ça s arrête des fois 5 minutes pour pouvoir faire pipi, ou manger en 1 traite.. me laver sans craindre l accident (les escaliers, sortir dehors en slip dans le jardins ou s accrocher au rideaux.. peur des doigts dans les portes, des bagarres ou morsures pour un jouet… Je pensais que le fait d être 2 changerait les choses dans le sens où ils joueraient ensemble et que les jumeaux sollicitaient moins les parents…. Mais non c’est l effet de groupe et quand un est calme l autre non quand un fait la sieste et l autre ne veut pas ils sont décalés… Et maman n à pas de répit. Bon ce n est pas tous les jours comme ça mais c est l effet de groupe. Je ne pense pas qu’ils sont plus “dur” que d autres sauf qu’ils sont 2 en même temps. J ai repris le travail pour leur 20 mois et mon dieu je re vie et je suis détendu contente de les voir.. De partager avec eux des moments câlins de rire de joie… Au moment où je vous parle c est les “vacances” pour eux bien sure ;)
    Quand je parles franchement à mes ami (es) j ai l impression d être une mauvaise mère qui n à pas la fibre maternelle… Je ne sais pas, je trouve juste que c est le métier le plus dur au monde.. On nous sommes tous juger quoique l on dise ou quoi que l on fasse. Encore 16 jours avant l école. Je mets des croix sur le calendrier ;) bon courage à vous tous…

  26. mlb a écrit

    Merci pour cet article.
    Maman de jumeaux de 10mois, cet article arrive exactement au bon moment pour m’aider et ne pas m’enfermer seule dans des questionnements et des doutes.
    Les mots au sujet de la PMA résonnent beaucoup pour moi.
    Merci.

  27. Isabelle a écrit

    Bonjour, moi je suis maman d’un jumeau et d’une jumelle âgés de 15 ans. J’ai cinquante ans et depuis 4 années j’assume seule mes enfants en tant que maman solo sur le plan mental financier etc…c’est maintenant que c’est le plus dure…Quand à l’article je serai d’accord sur certains points mais comme pour tout il faut pas en faire une généralité..C’est vrai que rien n’est facile, mais avec de l’amour tout le devient. Je me surprend à faire des choses seule à laquelle j’aurai jamais penser être confronté..Avoir un ou plusieurs enfants, la n’est pas la question..Donner de l’amour, je pense en donner plus que certaines mamans qui n’ont qu’un enfant..L’amour est le moteur..rien d’autre pour une maman et ses jumeaux..

  28. Eugenie a écrit

    Je suis maman de jumelles de 15 mois et bien aujourd hui je perds patience énormément. Je n arrive plus à contrôler mes nerfs.
    J essaye de tout faire, le ménage, les lessives, la nourriture et en plus je travaille toute la semaine et m occuper de mes chéries comme je peux.
    J avoue que parfois j aimerais souffler un peu.
    J ai l impression de ne jamais être à la hauteur. Que je suis une mauvaise mère qui crie sur ses enfants à chaque bêtises car j en peux plus. Comment dire ca aux autres qui vous font des reproches tout le temps. Je me renferme sur moi même mais j en souffre car je ne veux pas que mes filles aient peur de moi. Je ne veux pas être la mère hystérique comme dit mon mari. Quelqu un peut m aider. Merci

  29. sandrine a écrit

    Je suis maman de jumeaux (fille et garçon) de 8 mois et d’une grande de 7 ans. merci pour cet article et merci pour tous ces commentaires… Ce soir je me dis que je ne suis pas complètement une mauvaise maman. Mes petits sont en pleine santé heureusement et je suis depuis la naissance (prématurée) a fond tous les jours. Les 3 premiers mois ont été… je n’ai pas de mots pour les décrire. Puis ils ont fait les nuits on s’est dit le Papa et moi et tout notre famille ouf ça va aller mieux mais non on a plus le temps je cours après le temps, de 6h45 à 22h je n’arrête jamais je suis seule chez moi avec mes deux amours mais j’ai l’impression que je n’y arrive pas que je ne fais jamais assez ils pleurent encore beaucoup car jalousie, impatience, frustration etc… Et ma grande, ma perle, ma princesse, ma pauvre chérie je n’ai plus de temps pour elle, plus de patience, je ne peux plus rien partager avec elle. Je suis si fatiguée parfois je me dis que je vais partir tout laisser ils seront peut-etre mieux sans moi car je me dis que je suis une maman qui crie, pleure, une maman hystérique. Mais heureusement je me raisonne et je reste a faire le ménage, les repas, les couches, les lessives (etc) seule chez moi sans personne car lorsqu’on est maman de jumeaux on nous plein beaucoup mais on nous propose pas d’aide et puis nous on essaie meme pas d’en demander car on SAIT ce que c’est… Mon mari je lui en veut mais je crois que j’en veux à la terre entiere en fait, il est au travail, il a une vie sociale lui, il continue a voir du monde lui !!! et puis je suis à la maison jusqu’à ce qu’ils puissent aller à l’ecole c’est a dire une éternité vais-je tenir… Je les aime si fort, si fort mes enfants mais il est vrai que parfois on se dit pourquoi moi puis une enorme culpabilité arrive et la je vais encore plus mal. Allez parfois je me dis aussi lorsqu’ils seront grands je vais en rire…

  30. Sophie Jumeauxandco a écrit

    C’est sur vous verrez une fois qu’ils seront à l’école vous pourrez en rire ! Je comprends tellement ce que vous dites ! J’ai passé des moments à me dire la même chose et maintenant ils ont 5 ans et je me dit que c’était trop bien et que çà passe trop vite. Courage vous avez raison d’en parler !!

  31. Emilie a écrit

    Bonjour et merci pour cet article. Je suis maman de quadruplés et je me retrouve aussi dans pas mal de choses.

    Sandrine en vouloir à son mari je comprends parfaitement. Quand j’ai mes phases de grand ras le bol de ma vie je me mets à le détester car lorsqu’on a su qu’il y en avait 4 lui n’a pas réfléchis si on pouvait ou non les garder, pour lui c’était une certitude et je me suis sentie un peu coincée. Bien sur par la suite j’ai eu envie de les garder mais le fait de ne pas peser le pour et le contre avec mon mari fit que je lui en veux.

    Moi aussi je me demande pourquoi mère nature m’a choisi pr vivre cette aventure, je m’en sors oui (de toutes façon faut y aller) mais je ne trouve pas que je suis une bonne maman, je crie, je hurle et perd patience vite bcp trop vite et en mère indigne que je suis j’adore quand ils sont à l’école et que moi je suis à la maison :) . J’ai reprise le travail en février à leurs 3 ans et bon sang ça fait un bien fou !!! enfin ma vie sociale ne se résume plus à facebook et enfin je suis utile à quelque chose d’autre que l’entretien de la maison et de la famille

    Mon petit conseil pr aider les mamans qui se délaissent : prenez du temps pour vous et rien que pour vous c’est important. Perso quand ils sont à la sieste je me repose, je ferais mon touintouin plus tard et surtout je m’aère, je fais du sport (1h par semaine) et de temps en temps le papa et moi on s’autorise des sorties entre copains/copines chacun à notre tour.

    Bon courage à toutes les mamans de multiples

  32. Sophie Jumeauxandco a écrit

    Emilie, des jumeaux et une ainée c’est parfois fatiguant mais alors des quadruplés je ne sais même pas comment tu as fait. Bravo ;-) Tu as raison avec une vie sociale c’est important même si c’est pas toujours facile, il faut s’obliger à trouver du temps pour soi.

  33. Mimi Martin a écrit

    Bonjour,
    Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours eu la sensation étrange d’être née jumelle. Cela se traduit par une sorte d’absence d’une partie de moi-même. Naturellement, j’ai posé la question à ma mère et à des membres de ma famille. Mais malgré leur réponse négative, je m’accroche à ce que me dicte mon instinct. Alors, j’apprécierais de savoir s’il existerait un test sanguin permettant de déterminer si je suis née d’une grosse géméllaire. Merci pour toute information en ce sens.
    Mimi

  34. Sindia a écrit

    Bonjour Mimi Martin,

    La microkiné peut peut-être vous aider
    Bonne chance!

    Sindia

    ps:merci pour ce site plein de ressources pour les mamans de multiples!

  35. marilyne a écrit

    Wahou ! Que de commentaires dans lequel je me retrouve ! Je suis maman deux petits gas de 7 mois. Et je vous écris de mon lit d’hôpital pour un sejour de “rupture” , une cure de sommeil, et un suivit psy! Donc je peux donner que raison a cet article!
    Pour le contexte je suis arrivé a cette hospitalisation par le biais des pompiers lors d’un énième malaise chez moi, et le psychiatre des urgences ne m’a pas laissé repartir tant je pleurais!
    L’épuisement physique je connais, j’ai donc fais a de nombreuses reprises des malaises des les 4 mois des jujus (tétanie et perte de connaissance. … chose que je n’avais jamais fais auparavant) . L’épuisement psychique était déjà palpable depuis quelques semaines, mais je ne voulais pas m’écouter! Du moins je m’autorisais pas a flancher ! Je me rendais bien compte que je passais mon temps a pleurer, Moi qui a toujours été une vrais marmotte, le manque de sommeil devenait trop important. J’étais arrivée a un tournant de ma vie ou je remettais tout en cause. J’ai même douté quand a mon choix d’avoir voulu des enfants ! Je n’arrivais plus a positiver. Tout était un vrai supplice et source d’angoisses. Je regrettais de ne pas être la “superwomen” et de ne pas avoir le temps de m’épanouir avec mes enfants. Même si je me rendais bien compte que mes enfants allaient très bien … ça ne me suffisais pas.
    Aujourd’hui avec du recul et un travail avec les psychiatres de l’hôpital je sais que tout est possible ! non pas sens embûches, mais ça c’est commun a tout métier de parents ! Je prends conscience que j’ai trop voulu tout gérer toute seule. C’est pas que je suis pas superwomen c’est juste que ce n’est pas la peine de se mettre des objectifs trop élevés. C’est vraiment indispensable de déléguer et de prendre l’aide peu importe d’où elle viens (de la famille, une assmat, des amis (es), une TISF, une aide a domicile,..) je crois avoir compris que pour qu’il règne une harmonie dans notre maison, il va falloir a mon retour, que chacun trouve sa place, et surtout qu’on se dégage du temps pour soit, et pour notre couple (sans enfants). La psychiatre m’a dit ce matin “il faut créer le manque”. Les laisser partir chez quelqu’un quelques heures c’est se permettre d’avoir du temps pour soit, se retrouver, et surtout comprendre ce lien d’amour qui nous unie en allant les chercher.
    Le fait d’aller parler a des personnes en blouses blanches, m’a permis de parler sans tabou, sans culpabiliser, et surtout sans craindre du jugement. Ils sont la pour ca, et en plus ils m’ont m’aider a comprendre le mécanisme complexe qu’est de devenir parent. je n’aurais jamais pu ouvrir mes yeux a ce point sur ma vie sans leur aide, et surtout pas toute seule, ni avec des gens qui me son proches.
    Alors pas de honte osez demander de l’aide, il n’ai jamais trop tard!
    Courage les filles moi aussi j’attends qu’ils grandissent pour respirer un peu, même si je suis convaincu que chaque âge a ces inconvénients !

  36. Gaelle a écrit

    Bonjour
    je suis maman de 4 enfants , un fils de 13ans (avec les inconvénients liés à son âge !), Une fille de 7 ans turbulente et qui parle très fort ( besoin de reconnaissance mais c’était déjà le cas avant la naissance des petits ), de mes jumeaux de 18 mois.
    Je suis maman solo coincée dans un immeuble au 3 eme étage sans ascenseur avec interdiction d’entreposer la poussette dans le hall immensément spacieux pourtant.
    Pendant 15 mois je ne sortais donc plus ( 1 sortie le matin pour déposer les grands à leurs écoles respectives)Puis direct maison et une sortie pour les sorties d’écoles.
    Je suis depuis un peu plus libre de mes mouvements bien que j’ai besoin porter 2 garçons qui à eu d’eux pèsent 24kg ( avant je descendais la poussette puis remontait puis redescendais un bébé puis remontais puis redescendais l’autre )Mais j’ai vite capitulé ! J’ai 40ans donc moins la frite.

    J’ai pleuré d’épuisement de colère contre mon époux qui m’a obligé à les garder car j’avais rdv ivg ( oui et j’ai pas honte de le dire)

    Je les aime c’est indéniable mais je suis en colère car maintenant je me retrouve à les élever les seule ( c’est souvent comme ça)
    Je suis isolée loin de ma famille et de mes amies. Il m’arrive de parler seule à voix haute MDR.

    Mon mari est heureux il s’en occupe de temps en temps.
    Je n’ai pas d’aide pour les courses ( je maudis les packs de lait , la lessive, l’eau, les conserves ).
    Je mène ma fille chaque lundi et samedi à son Club de Natation
    Je cours dans tous les sens ….ceci dis j’ai de belles gambettes !

    J’ai une organisation BÉTON mais les nerfs fragiles !
    Je donne beaucoup d’amour à mes enfants surtout les 2derniers car ils sont très demandeurs de câlins.

    J’aime beaucoup la maman qui a dis ici que l’école détruit nos enfants car avec mes aînés j’ai vite fait ce constat je la comprends très bien

    J’aime toute ces mamans qui témoignent ici ….un peu moins celles qui prétendent que tout est ok. Elles sont infaillibles et leurs petits sûrement des petits mannequins de supermarché. Car ça nous renvoi un échec à nous autres qui sommes soit maman solo ,soit déjà maman d’ainés ,soit des mamans isolées de toute famille et amies.

    Je pète les plombs parfois, je cris souvent, menace les ainés, je me reconnais pas, je sais plus qui je suis. Je ne supporte plus aucun son ni aucune remarque. Surtout “oh des jumeaux j’ai toujours rêver d’avoir des jumeaux !!!!!!”

    Et être jugé par mes Charmantes voisines ! Comme une cas sociale !C’est la douche froide.

    J’ai aussi une particularité je porte mes petits JuJu pour traverser la route ou monter dans les transports par le bas du manteau au niveau du dos ( je glisse ma main à l’intérieur comme un crochet, presque comme les félins ). On me traite de mauvaise mère, de maman qui prend ses bébés pour des sacs à patates.

    Je préfère rien répondre car avec 2 petits de 18 mois marchent très très lentement et découvrent le monde ….ben je peux pas me baisser les enlacer tous les 2 dans mes bras pour les faire traverser ou monter dans un transport qui lui n’attend pas pour démarrer.

    Je ne suis pas parfaite, je fais comme je peux et je n’ai pas envie de me justifier. De raconter ma vie à tous, comme je viens de le faire ici devant vous mamans de multiples.

    Arrêtons de vouloir être parfaites, moi j’ai décrété de ne pas changer mes JuJu tous les jours je les changent 1 fois par semaine sauf le body et les chaussettes bien sur
    ( je fait donc avec le tri couleurs et température 3 lessives par semaine).

    Pour ne pas qu’ils se salissent j’ai investi des blouses-bavoir de repas intégrales et qui passent en machine le top !
    Je fais le bain 1 fois par semaine..mais je lave les fesses à chaque change directement au lavabo à l’eau chaude.
    Je sèche et hop couche propre et je remonte le pantalon

    Je me lève à 7h tous les matins et prépare tout le monde A 8h05 je suis en bas et n’attrape le tramway de 8h10.

    Bon courage. Bien à vous Gaelle de Nice

  37. Marianne a écrit

    Merci à vous toutes de ces commentaires,
    Vous l’avez déjà dit plus haut, mais c’est vrai, on se sent moins seule.
    Bien sûr il y a des bons moments, bien sûr il y a des moments horribles. Mais Emilie a raison : “Moi aussi je me demande pourquoi mère nature m’a choisi pr vivre cette aventure, je m’en sors oui (de toutes façon faut y aller)”.
    ça résume parfaitement mon état d’esprit aujourd’hui : Maman d’une grande de 2 ans 1/2 et de jumeau et jumelle de 6 mois. Peu importe comment, mais faut aller de l’avant. Ce que je prends de plus en plus mal, c’est les remarques de ces femmes au supermarché, qui se sentent obligées de vous dire quelque chose parce que vous êtes avec vos trois enfants. J’ai l’impression d’être une bête de foire.
    Les seuls qui trouvent le ton juste sont ceux qui ont des multiples dans leur famille.
    J’ai l’aide d’une TISF une fois par semaine 2H. C’est pas grand chose, et en même temps, c’est un budget. Le papa n’était pas certain de l’utilité de la chose, je ne lui ai pas laissé le choix. Les enfants sont gardés deux jours par semaine. Là aussi, c’est un budget, mais je n’y renoncerai pas, il y va de ma santé mentale.
    Merci pour tous ces commentaires, la prochaine fois que j’aurai envie de pleurer tellement je me sens seule et démunie face aux tâches à accomplir, je prendrai le temps de venir faire un tour sur ce site.
    Bon courage à toutes les mamans de multiples!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>