Les jumeaux homozygotes, issus du même ovocyte fécondé, ne sont pas identiques face à certaines maladies génétiques comme la schizophrénie. C’est la conclusion d’une enquête réalisée par un généticien et un psychologue de l’université du Western Ontario au Canada. En étudiant une population de jumeaux atteints de cette pathologie, ils ont découvert que seulement la moitié des jumeaux possédant les gènes de prédisposition de la maladie la développent effectivement. « Cela signifie que contrairement à ce que l’on pensait, les jumeaux ne sont pas génétiquement identiques ou que les causes de la maladie sont dues à des facteurs extérieurs inconnus », estime Shiva Singh, un des auteurs de cette enquête. Selon eux, près de 12 % de l’ADN de jumeaux homozygotes s’exprime de façon différente selon les individus. « Le génome n’est pas statique et les cellules peuvent se développer et se différencier de manière individuelle en perdant ou en gagnant certaines caractéristiques au cours du temps », assure Richard O’Reilly, coauteur de ces travaux. Ces résultats ont été publiés dans la revue en ligne PLoS ONE.
Source http://www.lesechos.fr




Et bien voilà un vrai faux raisonnement. Si les effets produits sont différents alors que les allèles sont identiques, cela signifie seulement que l’origine n’est pas génétique. Donc, le problème est bien de vouloir à tout prix tout penser comme étant génétique, ce qui est une vue exrêmement courte de la science. Non, la génétique n’explique pas tout, et heureusement. Certains se sont essayés au tout génétique (trouver le gène du crime, par exemple, mais sans ariver à conclure). Il suffit d’être honnête intellectuellement pour comprendre que tout effet n’est pas lié à une cause forcément génétique.
Isabelle Roman, psychologue clinicienne avec orientation en psychopathologie fondamentale.